L'obscurcissement de la planète

Le biologiste anglais Gérald Stanhill est le premier à s'être penché sur le problème. Dans les années 60, il décide de mesurer l'ensoleillement en Israël. Trente ans plus tard, il constate que cet ensoleillement a diminué de 22 %.

On sait aujourd'hui que cet obscurcissement est dû à de minuscules particules de suie, de cendre et de dioxyde de soufre en suspension qui réfléchissent les rayons du soleil...

Un bien pour un mal

Les pays industrialisés ont commencé à mettre en place des dispositifs antipollution pour limiter les gaz d'échappement et les rejets des centrales thermiques. Mais cette diminution de la pollution a parfois des conséquences inattendues. David Travis, chercheur à l'université du Wisconsin, a fait une expérience curieuse : il a observé les courbes de température aux États-Unis dans les jours qui ont suivi le 11 septembre 2001, lorsque les avions avaient interdiction de voler. Il a constaté que, sur cette période, le thermomètre grimpait de manière significative. Comme si, avec la diminution du nombre de particules en suspension, la planète perdait un bouclier protecteur. Et si, malgré ses effets pervers, la diminution de l'ensoleillement était un phénomène salutaire ?

Source : ARTE

Documentaire Dans l'ombre du ciel de Duncan Copp sur www.artevod.com