
La manière d’associer « Corps » et « Ville »
pour fonder la thématique de cette deuxième édition de la biennale est
volontairement énigmatique.
Il n’a pas été écrit :
« le corps de la ville » , « le corps dans la ville »,
« le corps par la ville », « le corps et la
ville »,.....
Ni inversement.
Car notre pratique pédagogique de la ville instruit l’intuition et nourrit
l’hypothèse qu’il est vain de chercher une définition totalisante de la ville
et de ce qui la constitue, voire qu’il y aurait même danger de le faire.
« Corps de Ville » convoque donc à travers l’ambiguïté de ce mariage sémantique les innombrables perceptions qui permettent d’appréhender la ville et d’accéder à sa complexité, tant structurelle que représentative. Se défendant de toute volonté d’exhaustivité, « Corps de Ville » est en quête d’évocations informées et en appelle aux voix (voies) multiples pour que, complémentaires, elles activent tant que faire se peut la réalité polyphonique de la ville.
Vingt photographes, dix belges et dix français, ont été sélectionnés pour évoquer cette réalité polyphonique de la ville et pour témoigner des « manières » différentes qui permettent d’incarner ces voies multiples.
La seconde édition de la biennale « Photographie et
Architecture » de l’Institut supérieur d’architecture de La Cambre se
déroulera du vendredi 14 mars au samedi 17 mai 2008 à l’Espace Architecture La
Cambre, 19 bis, Place Flagey à 1050 Bruxelles, du mardi au dimanche inclus, de
11H00 à 18H00.
Tout renseignement complémentaire peut être obtenu auprès de l’institut au
02/640.96.96.
Curator : Marc Mawet
"Parcours et Autres II
"
Les
citadins s’en aperçoivent lorsqu’ils échangent avec des ruraux ou baguenaudent
dans les vastes espaces champêtres, forestiers ou balnéaires : chaque jour,
parcourant les rues, glissant dans les boyaux et les cicatrices bouturées de la
ville, ils ne cessent d’adapter leur corps, de le forcer, de le contraindre.
Leurs cinq sens sont soumis à la loi de cet “organisme” de béton, de verre et
de fer, dans lequel les maigres éléments de nature sont enchâssés (mais non
nécessairement sertis) de grilles et de chaînes… Le corps sur le bitume, comme
l’arbre dans la ville, se métamorphose pour continuer à vivre, tantôt
anesthésié par le bruit, tantôt enflammé par les parfums, tantôt bridé, tantôt
libéré…
La ville nouvelle des
technologies en construction à 60 kilomètres de Seoul, qui occupera en 2014 les
600 hectares d’une île artificielle.